La course de VTT de Field atteint un record en sa 25e année

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Joyce Beauchamp

Tribune

Comme si cela avait été prévu, les premières gouttes de pluie ont commencé à tomber lorsque les premiers conducteurs de VTT (véhicules tout terrain) se sont élancés sur les sentiers pour la 25e édition annuelle de la course de VTT de Field, le samedi 29 août. Cette année, le mot «boue» (Mud Run) figurait dans le nom de l’événement, et il ne peut y avoir de boue sans pluie. Bien que la matinée ait commencé sous le soleil lors du déjeuner organisé à la salle paroissiale de Notre-Dame-des-Victoires, les Chevaliers de Colomb de Field, qui organisent la course, ont poussé un soupir de soulagement lorsque le temps s’est mis à la pluie. Don Deschamps m’avait dit plus tôt : «Les conditions les plus difficiles pour le VTT, ce sont les conditions sèches et poussiéreuses. C’est là qu’il faut porter un bandana et des lunettes de protection, et ne pas suivre de trop près à cause des projections de poussière, de sable et de cailloux.»

Je suis novice en VTT. Avant d’acheter mon billet en prévente à 40 $, j’ai demandé à Don Deschamps : «Est-ce que je peux contourner les flaques de boue?» Il m’a répondu avec hésitation : «En principe, oui.» Juste après le point de rassemblement au lac Pike (alias le kiosque à hot-dogs), j’ai rencontré ma première flaque de boue. Comme prévu, j’ai pu la contourner. Un jeu d’enfant. Puis le sentier a commencé à se rétrécir. Le terrain s’est fait plus accidenté, avec des pierres – voire des rochers – remplaçant le gravier à certains endroits. La brousse envahissait les sentiers, avec des racines noueuses dépassant du sol et des branches détrempées qui fouettaient mon véhicule. J’ai traversé ma première grande flaque de boue, puis je me suis arrêtée pour prendre quelques photos des conducteurs qui me suivaient.

Un groupe de jeunes s’est fait un plaisir de poser pour moi. Ils ont traversé la boue en éclaboussant tout sur leur passage et ont continué leur route devant moi. Je les reverrais plus tard. J’étais fasciné par la beauté de la campagne du nord-est de l’Ontario qui m’entourait. Le sentier m’a conduit à travers la forêt de feuillus, m’a fait traverser des marécages, franchir des ruisseaux ruisselants, gravir des collines escarpées et redescendre à travers d’autres flaques de boue. J’ai appris que la meilleure façon de traverser une flaque de boue, c’est de la traverser tout droit. Je me délectais de l’odeur intense de la brousse trempée. C’était bon pour le corps et l’âme.

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