Suzanne Gammon
Tribune
Il s’agit du plus grand événement de cheerleading au Canada, et un fort contingent d’athlètes locales a illuminé la scène et obtenu des résultats impressionnants pour le club Lightning Cheer de North Bay. Le championnat canadien de cheerleading (Canadian Cheer Nationals) s’est déroulé du 12 au 14 avril à Niagara Falls, réunissant les meilleurs talents canadiens en cheerleading. Le club Lightning Cheer, qui s’entraîne au centre Apollo Gymnastics de North Bay, a envoyé plusieurs équipes avec une représentation de Nipissing Ouest.
Morgann Bolduc, âgée de 15 ans, faisait partie de l’équipe Storm U16 de niveau 2A. Elle a exécuté une routine très énergique et très risquée, remplie de figures et de cascades. L’équipe a obtenu une troisième place au championnat national, ce qui est tout un exploit après une cinquième place au championnat provincial en mars. Cette équipe comprend également Taylor Rainville, 12 ans, qui a participé à la fois à l’équipe Storm U16 et à l’équipe Rain U12, cette dernière s’étant classée 8ième.
L’événement national a mis fin à la troisième saison de compétition de Morgann, et elle a déjà hâte de reprendre. Lorsqu’on lui demande si elle retournera en compétition la saison prochaine, la réponse est «oh oui, bien sûr!» Sa mère, Charlene Bolduc, affirme qu’ «elle adore ça,» même lorsqu’elle s’entraîne à raison de deux séances par semaine à North Bay.
La sœur jumelle de Morgann, Avree Bolduc, a également participé au championnat national après avoir rejoint l’équipe U16 Blackout (niveau 3) juste un mois avant l’événement. Avree est gymnaste compétitive et on lui a demandé de se joindre à l’équipe parce qu’il manquait une athlète forte au sol. De toute évidence, elle a rapidement assimilé le sport puisque Blackout a remporté une deuxième place au championnat.
Aujourd’hui, Avree est confrontée à un dilemme : elle doit choisir entre deux sports qu’elle aime. Sa mère dit qu’elle est encore indécise et qu’elle ne peut pas faire à la fois du cheerleading et de la gymnastique, car les horaires seraient incompatibles. «Cette année, les championnats provinciaux de gymnastique et les championnats nationaux de cheer se sont déroulés en même temps. Elle s’est qualifiée pour les championnats provinciaux de gymnastique et a dû refuser parce qu’elle s’était déjà engagée auprès de l’équipe de cheerleading et qu’elle ne voulait pas les décevoir.»
Aux côtés d’Avree dans l’équipe Blackout se trouvait Kirah Head, 14 ans, de la Première nation Nipissing. Kirah pratique le cheerleading depuis 6 ans et fait des compétitions depuis le début, à l’âge de 8 ans. Sa mère Crystal Stevens dit qu’ «elle a toujours été une flyer,» celle que l’on voit être soulevée, projetée dans les airs et faire des cascades impressionnantes. «Je ne respire plus» en la regardant, dit sa mère en riant, mais elle endure ce trac parce que «Kirah adore ça.»
Bien que Kirah soit une excellente voltigeuse, elle est aussi très bonne en tumbling et adore tous les aspects du cheerleading. En plus de sa 2e place avec l’équipe U16 Blackout niveau 3, elle a obtenu une troisième place au championnat avec l’équipe U16 Inferno niveau 2, où elle sert de base à des plus jeunes athlètes. Bien sûr, faire partie de deux équipes signifie deux fois plus d’entraînement, et Kirah passe 8 heures par semaine au centre Apollo. «Elle s’engage à fond,» dit sa mère, ajoutant que sa fille «a des entraîneurs formidables.» Kirah ne se laisse pas décourager par l’entraînement intensif. En 8e année à l’école Our Lady of Sorrows, «elle cherche déjà quelle université propose du cheerleading,» car elle veut vraiment poursuivre ce sport, dit Crystal.
Charlene explique que ses jumelles étaient à la fois nerveuses et enthousiastes pendant la compétition nationale, qu’elle qualifie de «très intense.» L’événement attire plus de 200 équipes de tout le Canada et les routines se déroulent du matin au soir les vendredi et samedi, et toute la journée du dimanche. «Avree était plus nerveuse, car c’était la première fois qu’elle montait sur scène devant un grand public, mais elle s’est très bien débrouillée sous la pression,» dit Charlene.
Bien sûr, la mère et le père, Eric Bolduc, sont tout aussi nerveux dans l’auditoire. «Nous sommes là avec nos bruiteurs et nous crions comme des fous,» raconte Charlene en riant. Elle en attribue le mérite aux entraîneures des filles, dont la plupart sont elles-mêmes des compétitrices de niveau 7 (le plus haut niveau en cheerleading) pour les Lakers de l’Université de Nipissing ou l’équipe Smoke, qui participe à des compétitions internationales, sous la direction de l’entraîneure principale Shannon Sparks.
La jeune Taylor Rainville rêve déjà de participer à des compétitions de ce niveau et même d’être un jour entraîneur, déclare sa mère Melissa Rainville. Cette année, c’était sa première saison de compétition après avoir commencé dans une équipe préparatoire l’année dernière, juste pour essayer le sport. «Cette année, elle voulait se donner à fond,» explique Melissa. C’est ce qu’elle a fait, en rejoignant non pas une, mais deux équipes, ce qui a doublé son temps d’entraînement. Elle assiste à deux séances consécutives les lundis et jeudis soirs à North Bay, soit quatre heures d’entraînement intense deux fois par semaine. «Elle est fatiguée mais elle adore ça,» dit sa mère, ajoutant que «tant que son travail scolaire n’en souffre pas,» les parents sont tout à fait d’accord.
Le championnat national n’était que la quatrième compétition de Taylor et elle dit qu’elle n’était pas vraiment nerveuse. La plus jeune des membres de l’équipe Storm (16 ans et moins), à 12 ans, a géré la situation comme une athlète chevronnée. «Si elle est nerveuse, elle ne le montre pas vraiment. Elle était plus nerveuse en janvier lors de sa première compétition,» explique sa mère. Taylor dit que ce qu’elle préfère dans le cheerleading, ce sont les cascades, en particulier les lancers. Alors que cette saison se termine, Tayler prépare déjà la prochaine en vue de s’améliorer. Elle s’est inscrite à un cours de tumbling en juin et participera à un camp de cheer au Québec en août.
Lightning Cheer organise des auditions en juin pour former les équipes de la saison prochaine, et ces quatre athlètes locales seront sûrement parmi les premières repêchées.











