Christian Gammon-Roy
Tribune
Les chauffeurs d’autobus scolaires employés par Alouette Bus Line, représentés par le syndicat des Métallos, sont en grève depuis un peu plus d’un mois. Officiellement en position de grève depuis le samedi 21 février, ils ont commencé à faire le piquet de grève le lundi suivant, 23 février. Les grévistes se sont postés à l’intersection des rues Front et Coursol, brandissant des pancartes dénonçant leur salaire actuel de 18,11 $ de l’heure. Malgré tout le temps écoulé, il n’y a eu aucune avancée dans les négociations contractuelles et la situation semble même se détériorer.
À partir du 26 février, des briseurs de grève ont pris le relais pour assurer le transport scolaire. Le 10 mars, la compagnie de bus a envoyé une lettre aux chauffeurs les informant que leur contrat avec le STSNPS (Services de transport scolaire de Nipissing-Parry Sound), qui organise le transport scolaire pour les quatre conseils scolaires de la région, pourrait être résilié en raison de l’action syndicale prolongée. Cependant, les grévistes ne reculent pas : ils ont organisé une Journée d’action le vendredi 20 mars, invitant les gens à se joindre à leur piquet de grève pour les soutenir, et ont même offert un barbecue.
Cette journée d’action a servi à remonter le moral des grévistes et d’assurer que leur cause reste visible, selon le représentant syndical Mike Scott. «Nous étions tous présents au piquet de grève pour faire savoir que nous sommes toujours là, que nous continuons de nous battre pour de meilleurs salaires et que nous voulons reprendre le travail,» explique l’un des négociateurs pour les chauffeurs d’Alouette.
M. Scott reconnait qu’il n’est pas facile de maintenir le moral des troupes alors que des briseurs de grève prennent le relais sur leurs routes de transport et que leur employeur brandit la menace d’une résiliation de contrat. «Je pense que cela a été utilisé comme moyen de pression pour nous faire céder, mais nos membres sont extrêmement déterminés et engagés dans ce combat,» déclare M. Scott à propos de la lettre du 10 mars adressée aux chauffeurs. Dans cette lettre, Alouette Bus Lines précise que leur entente de service «autorise le Consortium [STSNPS] à résilier le contrat en cas de conflit de travail durant plus de 15 jours. Cette date tombe le vendredi 13 mars 2026. » La lettre ajoute que si le contrat est résilié, l’entreprise n’aurait plus de routes de transport pour le reste de l’année scolaire. Bien que cette date soit passée sans modification au contrat, l’entreprise a clairement fait peser une menace imminente si l’action de grève se poursuivait.









