Le syndicat exhorte à une équité salariale à travers la province
Christian Gammon-Roy
Tribune
Les chauffeurs de bus scolaires employés par Alouette Bus Lines et représentés par le syndicat des Métallos en sont maintenant à leur deuxième semaine de grève. Après un vote à 83 % en faveur de la grève et l’échec des négociations avec leur employeur, les travailleurs ont officiellement cessé le travail le samedi 21 février, bien qu’ils aient assuré le transport le lundi matin 23 février, dans l’espoir que des négociations de dernière minute aboutissent à un accord. Cela n’a pas été le cas et, lundi après-midi, les chauffeurs ont installé leur piquet de grève à l’angle des rues Coursol et Front à Sturgeon Falls, une zone très fréquentée, afin d’être plus visibles dans leur quête d’une augmentation salariale. Les bus ont donc été immobilisés et les parents ont dû trouver d’autres moyens de transport pour ramener leurs enfants à la maison et les conduire à l’école les jours suivants.
Le mercredi 25 février, un avis aux parents et tuteurs a été publié par les Services de transport scolaire de Nipissing-Parry Sound (STSNPS), indiquant que certains itinéraires d’autobus seraient assurés le lendemain matin, malgré la grève en cours. Vendredi, les piqueteurs ont reçu la visite de John Vanthof, député provincial de Timiskaming-Cochrane, qui est venu leur offrir son soutien en promettant de faire part de leurs préoccupations au ministre de l’Éducation, Paul Calandra. Selon le syndicat des Métallos, les chauffeurs d’Alouette gagnent actuellement 18,11$ de l’heure et réclament une augmentation salariale.
Mike Scott, représentant syndical et l’un des négociateurs à la table avec Alouette Bus Lines, affirme que la question des salaires est le seul point d’achoppement dans les négociations. «Nous n’avons aucun autre sujet de discorde, il s’agit simplement des salaires. Les négociations n’ont pas été controversées ni difficiles. Malheureusement, les chiffres ne concordent tout simplement pas, et c’est là où nous en sommes,» explique-t-il.
L’employeur a proposé une augmentation salariale, mais le représentant syndical estime qu’elle est tout simplement insuffisante. «On nous a proposé 20$ de l’heure, soit 1,89$ de plus, ce qui semble formidable sur papier, mais franchement, ces salaires sont dérisoires. Dans la région de Sudbury, les chauffeurs de Northway [Bus Lines], pour lesquels nous avons négocié précédemment, gagnent 25,44$, soit le même salaire que deux autres compagnies de bus non syndiquées,» souligne-t-il. M. Scott ajoute que le contrat proposé par Alouette prévoit une augmentation progressive, soit 20$ la première année et 40 cents de plus par an les deux années suivantes. Le syndicat réclame un salaire de base de 21,10$ la première année, suivi de deux augmentations annuelles de 1$ l’heure chacune. Si une hausse de 3$ peut sembler élevée aux yeux de certains, M. Scott rappelle que les chauffeurs de bus ne travaillent qu’à temps partiel, cinq jours par semaine.








