Le bluegrass évolue mais reste une tradition bien ancrée à River Valley

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Joyce Beauchamp

Tribune

En août 2025, je me suis rendue sur le site du River Valley Bluegrass Festival pour m’entretenir avec Cindy et Pat De Boer au sujet de l’héritage de leur père, Tony De Boer, qui avait créé au cœur de la nature sauvage de River Valley des festivals de musique mondialement reconnus qui attirent des groupes venus de toute l’Amérique du Nord. Cette année, j’ai assisté au festival tenu la longue fin de semaine de la Fête du Canada – la 39e édition du River Valley Country and Bluegrass Gathering – pour voir et entendre tout cela de mes propres yeux et oreilles. La musique était-elle encore assez bonne pour attirer les foules? Ou le bluegrass était-il en train de passer de mode?

Arrivée à l’entrée, j’ai été accueillie par Mike et Ginette Lachance, qui se montraient très enthousiastes à propos de la programmation du jour. «Vous entendrez à la fois de la country et du bluegrass aujourd’hui. Les deux sont géniaux, et il y a d’excellents groupes qui jouent.»

Je me suis dirigée vers la scène, où le groupe Old Tradition jouait son style classique bien connu. Assise près de l’estrade, mon pied s’est mis à taper au son rythmé. Old Tradition est un pilier du festival, se produisant aux côtés d’une pléiade d’artistes canadiens et nord-américains très populaires parmi les fans du genre. Le public était clairsemé et plutôt âgé, peut-être à cause de la chaleur du soleil de l’après-midi. Le groupe suivant était Simply Blu et j’ai tout de suite reconnu les instruments et le son traditionnels : mandoline, guitare, contrebasse, banjo et violon; des harmonies à trois et quatre voix; et bien sûr, les histoires racontées à travers les chansons. Ce sont là les fondements du bluegrass.

J’ai retrouvé Brian Philippe et Irène Roy. J’avais rencontré Brian au comptoir du magasin Home Hardware plus tôt dans la semaine. À ce moment-là, il portait un t-shirt du River Valley Bluegrass Festival et nous avions engagé la conversation. Il m’avait dit : «J’ai 57 de ces t-shirts et je serai là-bas avec ma femme ce week-end, car nous ne manquerions pour rien au monde un festival à River Valley.» Au festival, Brian m’en a dit plus sur ses t-shirts : «J’achète un t-shirt pour commémorer ma présence à chaque festival. Chacun est unique. Ça fait donc trois t-shirts par an depuis les 32 années où j’y participe. J’en ai peut-être manqué un ou deux, mais cela fait tout de même un peu plus de 90 t-shirts!» Brian prévoit de présenter sa collection en les suspendant à une longue corde à linge dans le parc lors du prochain festival, exclusivement consacré au bluegrass, pendant la longue fin de semaine du 1er août.

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