La LINO représente l’Ontario français à un tournoi national d’impro au Québec

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De g. à d., Alexandre Bazinet, Stéphane Marcoux, Renée Allard-O’Neil, Patrick Vaillancourt, Christine St-Pierre et Luc Larocque, joueurs de la Ligue d’improvisation du Nord de l’Ontario (LINO), ont formé la toute première équipe franco-ontarienne à participer à la Coupe Glacée, un tournoi d’impro à Mont-Laurier, Québec, du 8 au 10 août.

Christian Gammon-Roy

IJL – Réseau.Presse

Tribune

Six des joueurs de la Ligue d’improvisation du Nord de l’Ontario (LINO) ont formé la toute première équipe franco-ontarienne à affronter les meilleurs improvisateurs du Québec à la Coupe Glacée 2025, un tournoi national d’impro à Mont-Laurier, Québec. Malgré sa 5e place au tournoi du 8 au 10 août, la LINO est fière d’avoir pu représenter l’Ontario français et d’avoir fait bonne impression, d’après Stéphane Marcoux, participant et fondateur de la ligue locale.

«C’est un tournoi (…) qui regroupe parmi des meilleurs improvisateurs amateurs du Québec. Il y a 8 équipes, et on est la première équipe de l’Ontario à y participer,» dit-il. Pour cela, il fallait être sélectionné. M. Marcoux explique le processus d’inscription, une demande écrite avec descriptions de la ligue et des joueurs, puis les organisateurs choisissent les 8 équipes participantes. Selon M. Marcoux, c’est un joueur de la LINO, Alexandre Bazinet, qui a eu l’idée d’inscrire la ligue au tournoi. «Ça fait longtemps, quelques années au moins, qu’il a le goût de participer à des tournois extérieurs. Il l’avait déjà fait dans le passé avec des amis de l’est ontarien, puis il nous en a parlé au mois de mai,» raconte M. Marcoux. Les membres se sont dit qu’ils «ne perdaient rien à s’essayer.»

L’expérience a été enrichissante tant pour le partage de la culture franco-ontarienne que pour le développement de leur jeu d’impro. L’équipe ontarienne était une nouveauté, une curiosité pour les participants et l’auditoire du Québec. «Le tournoi nous a présentés comme ça. Donc, à chaque fois qu’on participait à un match, ils disaient tout le temps «représentant l’Ontario français,» ce qui met un peu de pression parce qu’on n’est pas forcément les meilleurs improvisateurs de l’Ontario, il y a d’autres ligues, mais on l’a porté fièrement cette représentation-là, puis je crois qu’on a quand-même bien représenté l’Ontario français,» raconte M. Marcoux.

Quant à la compétition, il n’a pas eu l’impression que les équipes québécoises jouaient de façon à «écraser» l’équipe ontarienne, bien au contraire. «Il y a eu une équipe avec qui on a joué, de Montréal, qui était extrêmement plaisante, avec d’excellents joueurs, puis c’était l’un des matchs les plus plaisants que j’ai joués dans la dernière année,» dit-il. Cependant, il admet que la LINO avait le défi de s’ajuster à une nouvelle foule et aux styles des autres équipes. «On a dû faire des ajustements, et encore, il y a des blagues qu’on a faites qui iraient extrêmement bien à Sturgeon, mais là-bas ça a tombé silencieux,» dit-il en riant. Il compare les styles de la LINO et des autres équipes du tournoi, soulignant aussi la force de ses joueurs : «Eux-autres, c’était un style humoriste, axé sur des référents culturels québécois. Tandis que nous, c’était plus un humour général. On n’avait pas le choix, mais c’est correct, on s’attend à ça en allant à l’extérieur. Mais, je trouvais qu’on construisait [les scènes] extrêmement bien, et on se faisait confiance entre joueurs. On envoyait un joueur, et on ne sentait pas le besoin d’en envoyer un deuxième ou un troisième. On était parfaitement à l’aise avec les joueurs qui étaient capable de se débrouiller pour bien construire une histoire.»

L’équipe de la LINO a remporté son premier match, perdu le deuxième par un seul point et le troisième par 3 points, pour une 5e place au classement final. «On est extrêmement satisfait des résultats. On a été compétitif dans chaque match, même les matchs qu’on a perdus. La grosse majorité des votes, c’était par un ou deux votes,» explique M. Marcoux. Il ajoute que la compétition était l’occasion pour la LINO d’apprendre et d’acquérir de nouvelles stratégies de jeu. Selon lui, le fait de se remettre en question régulièrement, c’est une bonne chose. «En général, c’est toujours bien de se faire rappeler à quel point il y a du monde qui sont bons. Ça te ramène à terre. C’est comme un job, des fois tu tombes dans une routine, mais de voir d’autres approches, c’est certain que tu gardes ça en note, et tu te rends compte que peut-être ce que tu fais, ça ne fonctionne pas aussi bien que tu le penses,» décrit-il.

Quant à de futurs tournois pour la LINO, M. Marcoux dit que cela dépend des coûts et surtout de la disponibilité des joueurs. «C’était le fun, mais c’est beaucoup d’organisation,» admet-il. Par contre, il souligne que la Coupe Glacée a été une opportunité pour la LINO de créer des liens avec d’autres ligues et d’autres improvisateurs qui seraient «potentiellement intéressés d’accueillir la LINO aussi.» De plus, ces discussions ont renforcé le désir d’accueillir un tournoi d’improvisation adulte à Sturgeon Falls un jour. M. Marcoux prévient que les discussions restent très préliminaires, car malgré la volonté des joueurs de la LINO et des ligues d’ailleurs, cela demanderait beaucoup de planification.

Pour le moment, la LINO commence une nouvelle saison régulière 2025-2026. Le premier match sera à 19h le samedi 20 septembre, dans la salle des Chevaliers de Colomb à Sturgeon Falls.

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