Joyce Beauchamp
Tribune
André Mondoux a fait ses premiers pas sur une patinoire dans sa cour arrière à l’âge de 4 ans. Comme il semblait s’y plaire, ses parents, Paul Mondoux et Josée Bazinet-Mondoux, l’ont inscrit pour jouer au hockey mineur avec le Sting de Nipissing Ouest. Une passion est née et après des années de dévouement au sport qui le passionne, le jeune défenseur de 17 ans s’est frayé un chemin jusqu’à l’élite de la Ligue de hockey de l’Ontario (OHL), signant avec les Frontenacs de Kingston le 20 décembre dernier.
Il y a eu de nombreuses étapes en cours de route. Les victoires, la gloire, mais aussi les défaites, les entraînements ardus; André a pris toutes ces expériences pour améliorer son jeu et gravir les échelons. Il est passé du Sting aux Trappers de North Bay, puis aux Titans de Toronto. La piqure du sport a scellé en lui la détermination de faire du hockey professionnel son objectif, sans jamais rechigner au travail et aux sacrifices : se lever tôt, s’entraîner quotidiennement dans le gymnase et sur la glace, suivre les conseils constants des entraîneurs, faire ses devoirs tous les soirs, même dans l’autobus, et répéter le tout le jour suivant.
S’il suffisait d’avoir de la volonté, plus de jeunes athlètes atteindraient la Ligue de hockey de l’Ontario. En fait, il faut plus que des sacrifices. Il faut des aptitudes naturelles, une acceptation des critiques constructives des entraîneurs et de la gratitude pour l’occasion qui se présente. Sa mère, Josée, dit que ce sont ses forces. «Il sait qu’il a de la chance et il apprécie tout le soutien,» dit-elle.
Il y a deux ans, André a commencé à jouer avec les Titans de Toronto dans la Ligue de hockey du Grand Toronto. L’année dernière, il est passé aux Panthers de Pickering, de la Ligue de hockey junior de l’Ontario, où son entraîneur en chef était Rob Pearson, anciennement ailier droit des Maple Leafs de Toronto. Cet automne, André s’est fait remarquer pour la force de son jeu et son physique imposant. Aujourd’hui, il a atteint 1,93 mètre et 93 kilos, tout en muscles.
En décembre, André a été invité par les Frontenacs de Kingston à s’entraîner avec eux pour voir s’il correspondait à leurs attentes. De toute évidence, il les a impressionnés et la grande annonce a été faite le 20 décembre : «Les Frontenacs sont fiers d’annoncer la signature d’une entente de développement dans la Ligue de l’Ontario, avec bourse d’études, avec le défenseur André Mondoux. André portera le numéro 25 et jouera ce soir lorsque nous affronterons les Petes [Peterborough] ! Bienvenue à Kingston, André,» pouvait-on lire dans un communiqué émis par l’équipe. Les Frontenacs de Kingston ont remporté ce match au compte de 4 à 1.
«André a travaillé fort (…) et il mérite cette occasion,» a déclaré le directeur général des Frontenacs, Kory Cooper. «Il joue un jeu physique avec une agressivité contrôlée et nous nous attendons à ce qu’il continue à le faire avec les Frontenacs. Sa taille et son habileté à patiner s’harmonisent bien avec la composition de notre équipe et il ajoute de la profondeur à notre groupe défensif.» M. Cooper a poursuivi, «Nous espérons voir une croissance constante chez nos recrus, et André a démontré son engagement au progrès au cours de son séjour à Pickering. Cela, combiné à une solide éthique de travail, l’a mené jusqu’ici, et nous pensons qu’il est prêt à relever le prochain défi.»






