Christian Gammon-Roy
Tribune
Une grande colonne de fumée noire s’est élevée dans le ciel le matin du lundi 26 janvier, alors que le service d’incendie de Nipissing Ouest luttait contre un brasier qui consumait l’un des bâtiments situés au 11793, route 17, à Cache Bay, où se trouve l’entreprise Oscarl Sales and Storage. Selon le chef des pompiers, Frank Loeffen, l’incendie a complètement détruit un bâtiment secondaire et a causé des dommages mineurs à l’entreprise principale et à la maison attenante. Si l’entreprise Oscarl a été épargnée, le bâtiment secondaire était loué à une personne qui effectuait des travaux de carrosserie, et le chef Loeffen estime les pertes à environ 700 000 dollars. L’incendie a été signalé par un automobiliste qui passait sur l’autoroute, et il n’y a pas eu de blessé car personne n’était sur place au moment du feu.
Selon le chef Loeffen, il a fallu 20 pompiers et trois stations pour combattre l’incendie. Il ajoute qu’il a fait venir «une autopompe, une unité de sauvetage et un camion-citerne de la station 1 (…). Nous avons fait venir du personnel supplémentaire et un camion-citerne de la station 4 de Field. Nous avons également fait venir une autopompe, un camion-citerne et du personnel de la station 6 de Verner.» Dans un premier temps, les équipes se sont efforcées d’éloigner le feu de la maison et du bâtiment principal, car le bâtiment secondaire était déjà complètement envahi par les flammes lorsque les pompiers sont arrivés sur les lieux.
«Avec l’arrivée de personnel et de matériel supplémentaires, nous avons pu nous concentrer sur le bâtiment arrière,» ajoute M. Loeffen. Heureusement pour les pompiers, le vent jouait en leur faveur, repoussant la chaleur et la fumée loin du bâtiment qu’ils tentaient de protéger. «Le garage situé à l’avant [du terrain] a subi quelques dégâts sur le côté; le revêtement de la maison et les fenêtres ont été fissurés à cause de la chaleur,» explique M. Loeffen à propos des dégâts minimes subis par cette structure.
Il en a été tout autrement pour le garage secondaire. Les pompiers ont réussi à maîtriser l’incendie vers 8h30, mais n’ont pu évacuer le site que vers 14h. M. Loeffen explique qu’il a fallu de grands efforts avant de pouvoir prendre un peu de répit sans risquer la reprise du feu. «Nous avons dû faire venir une excavatrice pour traiter quelques points chauds, remuer les restes de débris et de pneus afin de pouvoir tout refroidir et éteindre. Nous avons démoli l’atelier de carrosserie dont le toit en tôle s’était effondré. Il y avait beaucoup de matériaux de construction en dessous qui brûlaient, mais nous ne pouvions pas les atteindre,» explique-t-il, ajoutant qu’il y avait également des débris en feu à l’extérieur de l’atelier – principalement d’autres pneus.
Le temps de s’assurer que le feu ne se rallumerait pas et que toutes les matières potentiellement volatiles avaient refroidi, il ne restait plus grand-chose du bâtiment à examiner. «Ce n’est pas un feu suspect, mais la cause reste indéterminée. J’ai une assez bonne idée de la zone d’origine, mais je ne peux pas déterminer avec précision ce qui a pu causer l’incendie,» explique M. Loeffen, ajoutant qu’en l’absence de murs et de fils électriques, il est pratiquement impossible de retracer l’origine de l’incendie.
En ce qui concerne les dommages, l’estimation de 700 000$ comprend non seulement les bâtiments, mais aussi le contenu du garage. Selon Todd Parent, copropriétaire d’Oscarl Sales and Storage, la personne qui louait le garage l’utilisait comme atelier de carrosserie. Comme le souligne le chef des pompiers, il y a eu une perte importante d’outils, d’équipements, de pneus, de peinture, de produits chimiques, et deux véhicules qui se trouvaient dans l’atelier au moment de l’incendie.
Si M. Parent ne peut s’exprimer sur son locataire ou sur l’état de son assurance, il confirme que sa propre assurance est à l’œuvre pour évaluer les dommages à la propriété. «J’ai été au téléphone avec eux tous les jours, et il y a différentes personnes, parfois deux personnes à la fois, qui viennent vérifier les choses. C’est un véritable cauchemar, que je ne voudrais jamais revivre,» dit-il. Sur une note plus optimiste, M. Parent assure à ses clients qu’Oscarl’s est toujours en activité malgré l’incendie. «Le bâtiment situé à l’avant a été touché par le feu, et toutes les fenêtres de l’arrière du bâtiment ont été soufflées, et le mur arrière a pris feu, mais ils ont réussi à l’éteindre avant que la situation ne devienne trop grave. Nous avons donc pu (…) continuer à travailler,» explique-t-il, ajoutant qu’aucun de leurs rendez-vous n’a dû être annulé.








