Christian Gammon-Roy
Tribune
Valérie Lafortune s’est lancée dans le monde de l’écriture et ne peut plus y renoncer. L’auteure s’est installée à Sturgeon Falls en 2016, et c’est ici qu’elle s’est mise à poursuivre son désir de publier un roman. En décembre, elle a réalisé son rêve avec le lancement du tome Le sceau de la mort, qui suit une enquête sur des meurtres en série. Mme Lafortune part de ses propres expériences en tant qu’infirmière et médecin pour créer son personnage principal, Lizy Lalonde, médecin pathologiste qui mène l’enquête. D’après l’auteure, le roman connait un succès local croissant, et elle promet déjà une suite.
Originalement de Repentigny, Québec, Mme Lafortune s’est retrouvée dans le Nipissing Ouest suite au transfert militaire de son conjoint. «Je suis partie de chez nous, j’avais 20 ans à peu près. Je me suis engagée dans l’armée à cet âge-là. Puis là, j’ai voyagé dans presque toutes les provinces, j’ai déménagé souvent. Mon dernier posting c’était Ottawa, et mon mari, qui était militaire aussi, a été posté à North Bay, et c’est comme ça qu’on est arrivé ici,» raconte-t-elle. Aucune maison ne leur a plu à North Bay, donc le couple s’est rendu à Sturgeon Falls. «Puis là, notre agent nous a dit que ça parle français ici,» ajoute Mme Lafortune, qui se sentait chez-elle dans une communauté francophone.
Or, sa carrière militaire a pris fin suite au déménagement. Mme Lafortune explique qu’elle a dû quitter le service après 22 ans parce qu’il n’y avait pas de poste pour elle en tant que médecin à la base militaire de North Bay. «Donc je suis sortie de l’armée, puis j’ai trouvé un job à l’hôpital ici à Sturgeon,» dit-elle. Éventuellement, son conjoint a pris sa retraite aussi, et le couple prévoyait alors un retour à Montréal, «mais le COVID est arrivé puis on ne pouvait plus quitter la province. Ça fait qu’on est resté ici.»
C’est pendant la pandémie que Mme Lafortune s’est mise à écrire. «Pendant COVID, je me suis rendu compte que vraiment, ce que j’aimais, c’était surtout être militaire, pas nécessairement être médecin. J’aimais ça être dans l’armée, et j’aimais la médecine aussi, mais c’est comme un moment donné la médecine m’avait laissée. J’ai comme perdu le feu sacré, puis ça prend vraiment ça pour être médecin,» raconte-t-elle. C’est alors qu’elle a décidé de se consacrer à ses passions, au lieu de son travail. Mme Lafortune est devenue bénévole au Centre de santé communautaire, en tant qu’instructrice de yoga, et «tranquillement je me suis mise à écrire.»







