Site icon West Nipissing This Week / La Voix du Nipissing Ouest

Une ferme de Verner accueillera le RAM Rodeo

Christian Gammon-Roy

IJL – Réseau.Presse

Tribune

Le Nipissing Ouest sera sans doute une destination populaire les 7 et 8 septembre lorsqu’une ferme locale sera l’hôte d’une compétition du circuit RAM Rodéo. Les amateurs de rodéo auront l’occasion de voir des cavaliers et cavalières chevronnés se produire à cheval et sur des taureaux, dans une confrontation passionnante et imprévisible. Aiden Breer, un jeune cavalier de Sturgeon Falls, dit que c’est un spectacle qui peut plaire à tous de voir quelqu’un faire des acrobaties debout sur un cheval. À 16 ans, c’est un passionné de rodéo tout comme Caroline Marx et Serge Lafrenière, un couple de Verner qui accueillera le RAM Rodeo sur leur ferme familiale. Le couple promet plein d’activités à l’intérieur et à l’extérieur de l’arène de rodéo, pour en faire un évènement familial unique dans la région.

Un véritable « champ de rêves »

«Si vous le construisez, ils viendront,» plaisante Serge Lafrenière, debout dans le champs de sa ferme, Northern Range Horse and Cattle à Verner. Il s’agit d’une référence au film Field of Dreams (1989), et pour sa femme, Caroline Marx, c’est tout à fait ça – un rêve qui se réalise. «J’en rêve depuis janvier,» dit-elle en regardant les champs vierges. Cependant, lorsqu’elle parle de l’organisation du rodéo, il est clair qu’elle ne voit pas ces champs vides, elle les imagine déjà grouillants d’activité. «C’est difficile à imaginer, mais je le vois, la vision est claire pour moi.»

La ferme Northern Range Horse and Cattle appartenait autrefois à la grand-mère de Serge Lafrenière. «Lorsque nous avons acheté la ferme il y a quelques années, nous savions que nous voulions y organiser un grand événement,» se souvient Mme Marx. Après réflexion, le couple a pensé qu’un rodéo serait idéal, d’autant plus que la zone entre Lavigne et Verner, où se trouve la ferme, a déjà fait ses preuves en la matière. «Le Concours international de labour a connu un tel succès, tout le monde l’a adoré, alors pourquoi pas,» a pensé Mme Marx.

Le Concours international de labour (CIL) a été organisé à Verner en 2019, non loin de Northern Range. Comme le mentionne Mme Marx, il a remporté un vif succès auprès des résidents et des entreprises locales, mais aussi auprès de Ross Millar, président du RAM Rodeo, qui est affilié au CIL. En fait, M. Millar avait été tellement impressionné par Verner que, lorsque Caroline Marx lui a signalé son intérêt à accueillir le rodéo, il ne pouvait contenir son enthousiasme devant l’idée. «Il a dit que l’hospitalité dans notre région n’avait pas son égal et qu’après le CIL, ils avaient passé un si bon moment qu’ils voulaient absolument revenir ici,» raconte Mme Marx.

«Lorsque nous avons rempli la demande en janvier et que nous avons reçu le feu vert, nous avons commencé tout de suite à travailler sur cette zone,» ajoute-t-elle en désignant la partie du terrain qui accueillera les arènes de rodéo. Elle explique que le RAM Rodeo a besoin d’une surface de 90 pieds sur 180 pieds, soit 16 200 pieds carrés, pour tenir ses concours. Cette superficie ne tient pas compte des espaces réservés aux vendeurs, au stationnement et aux autres activités. Le site devrait accueillir entre 3 000 et 5 000 personnes au cours de la fin de semaine.

Mme Marx estime que leur ferme dispose d’environ 14 acres d’espace utilisable, soit environ 610 000 pieds carrés, pour accueillir tout ce qui englobe et entoure le rodéo. Il y a également de l’espace supplémentaire, et le couple rêve déjà de développer l’événement d’année en année. «Nous avons de la place pour nous agrandir, mais certaines parties ne bougeront pas,» explique Mme Marx en désignant les parties du champ consacrées aux épreuves de rodéo. En ce qui concerne les autres attractions, elles seront ajoutées au fur et à mesure que l’événement grandira, mais le couple évoque déjà la possibilité de tirs de camions et même, un jour, de tours en hélicoptère. Bien sûr, avant d’envisager une telle croissance, il faut déjà réussir un bon rodéo cette année.

Tout en rêvant à de grandes choses pour l’avenir, le couple se concentre donc sur le succès de ce premier événement, en s’attaquant minutieusement à tous les détails organisationnels. «Nous nous sommes dit que si nous essayions d’en faire trop, nous risquerions d’être dégoûtés la première année. Si nous le développons progressivement, nous y prendrons plus de plaisir. Ensuite, ce sera plus divertissant de le faire chaque année,» explique M. Lafrenière. L’objectif est d’en faire un événement annuel, à la même période chaque année. Selon Mme Marx, les organisateurs du RAM Rodeo offrent aux hôtes le premier choix de la date de l’année suivante, ce qui permet de maintenir une constance dans la tournée. «Il y a des rodéos qui durent depuis 26 ans!» s’exclame Mme Marx en se projetant dans l’avenir. «Pourquoi pas? Si les gens et la municipalité continuent d’en vouloir, pourquoi pas?»

Le début du mois de septembre approche très vite et le couple avoue que l’organisation de l’événement est parfois stressante. Heureusement, ils ne sont pas seuls. Mme Marx dit que leur famille et leurs amis aident à préparer le terrain, puis plusieurs commanditaires locaux assurent un soutien financier. La municipalité apporte également sa contribution dans la mesure de ses moyens. «Il n’est pas juste de demander l’argent des contribuables, mais ils m’aident à obtenir tous les permis dont j’ai besoin, et nous avons demandé la gestion des déchets, nous avons obtenu des clôtures et des articles que la municipalité a déjà sous la main. Ils ont été très impliqués,» reconnaît Mme Marx. Elle ajoute que la ville a également envoyé du personnel pour installer des caniveaux afin que les véhicules d’urgence puissent accéder au terrain pendant l’événement.

La compagnie de rodéo a également été d’une grande aide. L’accord prévoit qu’elle apporte tout ce qui est nécessaire au spectacle, comme les juges, les animaux, les concurrents et ainsi de suite. «Ensuite, je n’ai plus qu’à m’assurer que l’événement se déroule sans pépin,» explique Mme Marx.

Or, elle a déjà surmonté quelques défis, dont les problèmes d’approvisionnement. Mme Marx indique qu’il a été difficile d’acquérir certaines fournitures, comme des gradins pour les spectateurs, par exemple. Cependant, ce premier événement lui sert d’apprentissage, et sa liste de fournisseurs sera bien établie pour les rodéos à venir.

Malgré le stress, Mme Marx, M. Lafrenière et toute la famille sont manifestement enthousiastes. Ils sont particulièrement impatients de voir la troupe féminine Canadian Cowgirls et le rodéo pour enfants, sans parler des épreuves de taureaux. Mais ce qu’ils souhaitent avant tout, c’est partager cette expérience avec d’autres, voir les gens apprécier le rodéo chez eux et apporter quelque chose dont toute la communauté profitera. «Pour être tout à fait honnête, le fait que cela se produise dans notre ferme m’émerveille. Nous avons acheté cet endroit à sa grand-mère, il s’agit donc d’une ferme familiale, qui est passée d’une exploitation laitière à rien pendant quelques années, puis à une exploitation bovine avec des chevaux, et maintenant à un rodéo. Je suis certaine que memère, aussi nerveuse qu’elle puisse paraître, est très enthousiaste à l’idée de voir l’espace changer, grandir et réaliser tout son potentiel,» déclare Mme Marx.

Un cavalier local participera au RAM Rodeo

Aiden Breer, 16 ans, de Sturgeon Falls, est impatient de participer au rodéo à Verner. Le jeune cowboy en est à son deuxième circuit du RAM Rodeo et se débrouille très bien. Actuellement, Aiden a remporté 3 de ses 5 compétitions, ce qui fait de lui le cavalier junior numéro un du RAM Rodeo. Il est également en bonne voie pour participer aux championnats RAM du 18 au 20 octobre à Ancaster.

Pourtant, il ne pratique pas le sport depuis très longtemps. «Nous sommes allés à la finale du championnat en 2022 [en tant que spectateurs]. Il y avait un taureau mécanique et je suis monté dessus. Il était à sa vitesse maximale et je pense que j’y suis resté environ 2 minutes. J’étais la troisième personne à le faire en Ontario, et les deux autres personnes étaient ses propriétaires,» se souvient Aiden. Il a donc eu la piqure, puis s’est inscrit à l’école de rodéo Dickies Build-A-Cowboy Rodeo School près de Hagersville, dans la réserve des Six Nations. L’école est affiliée au RAM Rodeo, et son propriétaire, Alex Van Every, est le directeur de l’arène RAM.

Selon Aiden, ce sport fait appel à de nombreuses techniques. «Vous devez chevaucher pendant 8 secondes pour obtenir un score, et ils vous jugent sur la position de votre corps. Par conséquent, si vous êtes secoués dans tous les sens, vous obtiendrez une moins bonne note. Si vous avez une très bonne forme, que vous êtes assis bien droit et que vous êtes au-dessus du taureau, pas sur le côté, vous obtiendrez une meilleure note,» explique-t-il.

Les taureaux sont également entraînés de manière intensive, parfois dès l’âge de 8 mois, indique Aiden. Pendant les événements, il y a aussi un certain degré de contrôle, avec des cavaliers de secours et des toreros dans l’arène. Les toreros dirigent les taureaux. «Ils se placent devant le taureau et agitent les bras pour que le taureau tourne lorsque le cavalier est dessus. Dès que le cavalier tombe, ils se placent entre le taureau et le cavalier pour assurer la sécurité.» Cependant, il s’agit toujours d’un sport dangereux, et Aiden se souvient d’un incident où les toreros l’ont sorti d’une situation potentiellement dangereuse impliquant un taureau qui venait de le ruer. «Je ne sais pas s’il a touché mon épaule, car sous l’effet de l’adrénaline, je n’ai rien senti,» raconte-t-il en montrant une photo de la corne qui l’a peut-être frappé dans le dos. Selon lui, les situations tendues ne sont pas rares et font partie du spectacle.

Aiden est impatient de montrer à ses amis locaux ce qu’il sait faire, car aucun d’entre eux ne l’a encore vu concourir. Il invite également tous les cavaliers en herbe à essayer le taureau mécanique pendant le rodéo. S’ils s’y intéressent, il les encourage à suivre ses traces. «S’il y a des gens de mon âge qui sont intéressés, je leur dirais d’aller à l’école [de rodéo] et d’y jeter un coup d’œil,» suggère-t-il.

L’enthousiasme pour le Verner RAM Rodeo se fait déjà sentir au sein de la communauté. Les personnes intéressées peuvent obtenir des informations supplémentaires et des billets au https://www.ramrodeoontario.com/p/welcome.html. Avec tant de choses à faire et à voir, ce sera une fin de semaine amusante pour toute la famille, selon les hôtes Marx et Lafrenière.

Exit mobile version