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L’hôpital général de NO forme plus de médecins avec le soutien de FedNor

Trois étudiantes de l’Université de l’École de médecine du Nord de l’Ontario viennent de terminer leur externat communautaire polyvalent à l’Hôpital général de Nipissing Ouest. (De gauche à droite) Alexie Lanteigne, Miranda Boudreau et Kassandre Kelly ont été félicitées par le Dr Yves Vaillancourt. Photo de Danika Cantin.

Christian Gammon-Roy

IJL – Tribune

L’hôpital général de Nipissing Ouest (HGNO) abrite l’un des 87 centres de formation médicale dans lesquels FedNor a récemment investi. Ce mois-ci, le gouvernement fédéral a annoncé un financement de 1 968 386 dollars pour créer ou agrandir les sites de formation de l’Université de l’École de médecine du Nord de l’Ontario (EMNO). Cette nouvelle arrive alors que trois étudiantes viennent de terminer leur externat communautaire polyvalent (ECP) à l’hôpital local, et c’est une bonne nouvelle pour la présidente-directrice générale de l’hôpital, Dawn Morissette, qui se réjouit de voir de plus en plus de futurs médecins.

En effet, l’investissement verra le programme de doctorat en médecine de l’EMNO passer de 425 à 852 étudiants au cours des quatre prochaines années, grâce à l’élargissement des opportunités de formation sur le terrain. «En aidant l’Université EMNO à établir des installations de formation partout dans la région, nous nous concentrons sur ce que nous pouvons contrôler et sur le renforcement de communautés résilientes. Ce projet permettra à l’Université de doubler ses inscriptions, afin que davantage de médecins puissent s’enraciner ici chez nous, pour le bénéfice des générations futures,» a déclaré L’honorable Patty Hajdu, ministre responsable de FedNor et députée de Thunder Bay—Supérieur-Nord.

L’annonce de FedNor met l’accent sur l’extension des installations de formation et la création de nouveaux espaces d’apprentissage pour les futurs médecins du Nord. Cependant, comme l’explique Mme Morissette, cela ne signifie pas nécessairement d’agrandir l’espace physique d’un hôpital de formation, mais peut se limiter à offrir du soutien supplémentaire afin que le personnel puisse accueillir plus d’étudiants à la fois. «Par exemple, il y a quelques années, nous n’avions que deux étudiants en stage clinique. Nous sommes récemment passés à trois. Nous avons actuellement un poste pour un résident qui viendra s’installer ici pendant les dernières étapes de sa formation. À terme, nous aimerions passer à deux. C’est donc le genre d’investissement dont ils parlent,» explique-t-elle. Il peut s’agir de financer du personnel de soutien pour assurer le bon déroulement des programmes de l’EMNO et rémunérer les médecins pour le temps qu’ils consacrent à la formation, précise-t-elle.

Mais surtout, selon Mme Morissette, cet investissement verra plus de médecins arriver à un moment où l’on en a cruellement besoin. De plus, si plus d’étudiants viennent au Nipissing Ouest, où ils peuvent acquérir une expérience de terrain en travaillant dans un petit milieu rural, ils auront plus de chances d’y prendre goût et finalement décider de rester une fois leur diplôme obtenu. «Les trois étudiantes que nous avons accueillies étaient en externat communautaire polyvalent. Ce stage clinique est une expérience d’apprentissage complète. Elles sont affectées à l’hôpital ainsi que dans la communauté, aux côtés de médecins, tout en suivant certains cours. Pendant cette année, (…) elles doivent accomplir un certain nombre de modules, (…) effectuer un certain nombre d’heures dans cette sous-discipline de la médecine, assister à un certain nombre d’accouchements, effectuer un certain nombre de gardes aux urgences, et passer un certain nombre de jours ou d’heures en médecine familiale (…). Il y a toute une série d’objectifs d’apprentissage qu’elles doivent atteindre au cours de cette année,» explique Mme Morissette.

L’hôpital organise l’horaire des stagiaires de manière à ce qu’ils atteignent tous leurs objectifs. C’est bien sûr beaucoup à assumer pour les étudiants, mais comme le souligne Mme Morissette, c’est aussi une lourde tâche pour les médecins qui acceptent de les prendre en charge et les former. «Nous sommes très reconnaissants d’avoir dans notre communauté des médecins formidables au sein de l’équipe de santé familiale, au centre de santé communautaire et à l’hôpital, qui acceptent de devenir formateurs,» reconnaît Mme Morissette. «Ce que je ressens chez nos médecins, c’est un engagement profond envers l’apprentissage et le mentorat.»

Ce niveau d’engagement est également ressenti par les étudiants qui effectuent leur externat ici. L’une d’entre eux, Miranda Boudreau, a fait part de ses impressions. «Mon expérience de stage clinique au Nipissing Ouest a été incroyablement enrichissante. L’équipe était accueillante, solidaire et investie dans l’enseignement, ce qui m’a permis de me sentir facilement intégrée et de renforcer ma confiance en mes compétences cliniques. J’ai également eu l’occasion de rencontrer plusieurs patients aimables et reconnaissants, ce qui a rendu l’expérience encore plus enrichissante,» s’est-elle réjouie. Aux côtés de Miranda Boudreau, Kassandre Kelly et Alexie Lanteigne ont également effectué leur externat communautaire polyvalent ici à la fin du mois de mars.

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